Album

  • Bouquetins

    151 Bouquetins
    Le bouquetin, le sage des montagnes. Equilibriste, calme, il domine les hauts sommets. Il est relativement facile à approcher, même s'il faut aller le chercher souvent très haut dans les sommets montagneux. Il craint nettement moins l'homme car il n'est pas chassé, faisant partie des espèces protégées depuis sa réintroduction en Suisse il y a une centaine d'années. Les mâles ont des cornes impressionnantes qu'ils ne perdent pas, contrairement aux cerfs et chevreuils (qui eux ont des bois). Il est possible de connaître l'âge de l'animal en comptant les stries de croissance de l'encornure formant une suite d'étuis emboîtés (un peu compliqué je l'avoue). Ils pèsent entre 65 et 100 kg selon la saison. Les étagnes, femelles du bouquetin, ont de petites cornes et un gabarit moins imposant, ne pesant que 35 à 50 kg. Le rut a lieu entre décembre et janvier, moment très intense où les combats se succèdent dans des endroits parfois très vertigineux. Le petit du bouquetin, qui naît à mi-juin, dans des lieux escarpés et hors d'atteinte, se nomme "cabri". Incontestablement, le bouquetin est un symbole de la faune suisse ! Il se porte à merveille depuis sa réintroduction, longue vie à lui !
  • Cerfs

    394 Cerfs
    Le cerf, ma passion depuis toujours. Le roi des forêts qui envoûte les foules en septembre/octobre avec son brame profond. Un animal possédant une ouïe et un odorat très développés qui le rendent difficile à photographier. Je le surnomme  affectueusement "le fantôme des forêts". Un vrai trophée pour les photographes animaliers. Le mâle porte des bois impressionants, pesant jusqu'à 2-3 kg. En comptant les cors des bois, on juge du prestige de l'animal mais cela ne donne aucune indication sur son âge, contrairement à ce que beaucoup pensent. Les femelles, appelées biches, n'ont pas de bois mais possèdent, elles aussi, une force musculaire hors du commun et un museau plus allongé que les chevrettes. Elles vivent en hardes composées de faons et daguets la plupart de l'année et sont rejointes par les mâles en septembre pour le rut. Les combats des cerfs sont très impressionnants mais rarement mortels. Le brame est maintenant réputé et attire beaucoup de touristes, envoûtés par ce chant d'amour. Pour mieux l'observer, il est vital de se maintenir à une grande distance et de se munir de jumelles/longue-vue. En effet, les intrusions de curieux perturbent la reproduction et font alors fuir la harde. Le cerf est un animal demandant des heures et des heures d'affût, immobile et fortement camouflé. Oubliez donc de l'immortaliser en selfie comme le bouquetin ! Pour le brame 2016, je me suis lancé le défit un peu fou de le photographier dans son milieu naturel : la forêt. La chasse et l'afflux de touristes ayant modifiés son comportement, il se terre de plus en plus souvent dans les sapins et mélèzes, ne sortant à découvert qu'une fois la nuit tombée. J'ai donc dû batailler avec les multiples obstacles qui composent les forêts : arbres, troncs, herbes, branches, cailloux, rochers etc. Le tout avec une grosse proximité puisqu'il me passait souvent devant à moins de 25m. Pas facile de cadrer un animal de 150-200kg avec des bois impressionnants avec tous ces paramètres. Mais les émotions furent au rendez-vous et ont contribué à alimenter encore plus ma dévorante passion pour lui !  Automne 2017 - suite à de sérieux soucis de santé, je n'ai, malheureusement, pas pu suivre le brame du cerf tel que je l'aurais souhaité. Impossible de partir à la conquête de mes coins reculés précédemment choisis, le résultat est donc sans appel : seule une dizaine de photos furent prises. 2018 sera certainement une meilleure cuvée, je m'y prépare déjà maintenant...  
  • Chamois

    167 Chamois
    Le chamois, l'acrobate des montagnes. Il dévale les pentes et falaises avec une agilité incroyable. Il est nettement plus petit que le cerf ou le bouquetin mais reste un hôte incontournable des montagnes suisses. Il peut vivre autant sur les hauts sommets que dans la forêt, se laisse approcher parfois mais en gardant tout de même une bonne distance de sécurité. Le mâle, appelé "bouc" a des cornes plus recourbées que la femelle. Contraitement au cerf ou au chevreuil, il ne les perd jamais, ce ne sont pas des bois. Il pèse en moyenne entre 30 et 50 kg. La femelle, que l'on nomme aussi "chèvre" pèse entre 25 et 40 kg mais on ne remarque pas beaucoup de différence de gabarit à l'oeil nu, sauf en période de reproduction où le bouc a l'échine du dos qui se hérisse. Le rut a lieu entre fin octobre et mi-novembre, donnant lieu à de grandes courses poursuite, souvent très impressionnantes ! Le petit du chamois, le "cabri" naît fin avril/début mai et suit sa mère dès le début. Le chamois siffle pour avertir du danger ! Avec le chevreuil, il est celui que l'on voit le plus souvent lors de randonnées, il se tient à distance et observe longuement. C'est toujours un plaisir de passer des moments en sa compagnie !
  • Chevreuils

    69 Chevreuils
    Le chevreuil, un animal très fin et élancé. Il est présent tant en plaine qu'en montagne. Il est le plus connu des cervidés suisses, fréquentant volontiers les abords des maisons et les jardins. Il est farouche et espiègle en même temps, reconnaissable à son aboiement en cas de danger. Le mâle porte des bois, moins impressionnants que ceux du cerf mais qui lui permettent aussi de se battre pendant la période du rut, en juillet/août. Le femelle, appelée chevrette, n'a pas de bois mais une grâce et une finesse qui la rend tout aussi séduisante. Le chevreuil reste un des animaux suisses les plus faciles à trouver et photographier, en gardant tout de fois une bonne distance et quelques heures d'affût !  
  • Marmottes

    75 Marmottes
    Petit mammifère sympa, la marmotte est une mascotte. Mignonne, souvent présente sur les pâturages de nos montagnes, elle est la chouchou des photographes et touristes. Elle vit en colonnie, dans des galeries qu'elle creuse. Elle est visible de mars à octobre puis, pendant l'hiver, elle hiberne dans son terrier. Elle surveille toujours le ciel où se situe un de ses pires ennemis : l'aigle royal. Elle se met debout et pousse des sifflements stridents pour avertir du danger. Si celui-ci est imminent, elle rentre alors se terrer dans ses galeries. Pour la photographier, il faut de la patience et de la ruse mais ca reste un sujet sympa et facile. Toujours un plaisir de l'observer et la photographier.
  • Rongeurs - Carnassiers - Rapaces - Oiseaux

    61 Rongeurs - Carnassiers - Rapaces - Oiseaux
    Renards, blaireaux, hermines, écureuils, lièvres, mouflons, rapaces, oiseaux etc. Tous les animaux qui croisent ma route...
  • Prédateurs

    53 Prédateurs
    "Les mots « espèces nuisibles » et « mauvaises herbes » ne sont que le reflet d’un préjugé séculairement ancré, selon lequel les plantes et les animaux sont là pour nous servir ou nous réjouir, et que nous avons sur eux un droit discrétionnaire. Ces mots sont la traduction directe de notre égocentrisme (ou anthropocentrisme), de notre ignorance et de notre étroitesse d’esprit. Les animaux considérés comme nuisibles ne le sont que par nous, et il en est de même des herbes prétendues mauvaises. En réalité, nous ne sommes qu’une espèce parmi tant d’autres. Ajoutons, en passant, que, face aux extinctions multipliées d’espèces dont nous sommes aujourd’hui responsables, nous mériterions, seuls, le qualificatif d’espèce hautement nuisible à l’harmonie et à la préservation de la biodiversité". (Hubert Reeves)   _______________________________________________________________   Voici le lien de mon article sur le loup et les éleveurs : http://green-valais.ch/fr/regards/803-le-loup-et-les-eleveurs-de-la-haine-a-la-cohabitation-chapitre-1-dans-la-gueule-du-loup.html. Il a été écrit avec l'aimable collaboration de l'OFEV, AGRIDEA, KORA et la participation de jeunes éleveurs valaisans. 3 mois de travail, de rencontres et de recherches intensives pour un article qui se veut volontairement objectif et sans parti pris ! Il est vital de connaître les 2 protagonistes afin de mieux cerner leurs difficultés respectives et trouver les solutions qui feront qu'à l'avenir, tous deux puissent cohabiter le plus sereinement possible ! Il est également nécessaire que tous les éleveurs protègent leur troupeau avec tous les moyens mis à leur disposition. Les mentalités doivent évoluer, la nature et l'agriculture le méritent !   ------------------------------------------------------------------------------------------   AUCUNE PHOTO DE CET ALBUM "PREDATEURS" N'A ETE PRISE DANS LA NATURE !!!   Voici quelques photos de loups et de lynx prises dans des Parcs Animaliers (Bayerische Wald en Allemagne et JuraParc en Suisse). J'ai effectué un séjour dans la Bayerische Wald en juillet 2016, c'est un grand parc animalier dans une forêt bavaroise. Les animaux n'y sont pas en liberté mais ont à leur disposition de vastes enclos bien fournis en végétation représentant leur environnement naturel. Il n'est donc pas aisé de les y photographier, ils sont bien cachés la plupart du temps ! Cela demande donc des heures d'attente ou de s'y rendre entre 5h et 7h le matin pour espérer rencontrer les grands prédateurs ! Loin d'être un zoo donc puisqu'il faut pas moins de 4h de marche pour faire le tour de ce grand parc bavarois. Les photos les plus récentes ont été prises au JuraParc en Suisse. Je m'y rends souvent pour observer le loup et son comportement même si, bien entendu, il n'est pas totalement naturel. Un immense hommage à mon pote le loup, ce mal aimé qui subit la loi de l'homme et qui, pourtant, n'est rien d'autre que l'ancêtre de notre compagnon à 4 pattes, le chien. En effet, il est clairement établi que ces 2 compères ont un ancêtre commun et un comportement similaire. Le premier est craint, souvent abattu ; le second est devenu le meilleur ami de l'homme. Grand paradoxe...! Le loup est pourtant nécessaire au maintien d'un écosystème équilibré, tout comme toute espèce vivante, c'est également prouvé. Ses prédations sur les troupeaux le rendent indésirable mais il est clair que les moyens de protection existants ne seront jamais à 100% infaillibles, surtout s'ils ne sont pas appliqués, ce qui arrive encore trop souvent malheureusement. Autre problème : celui des mentalités difficiles à faire évoluer... C'est un sujet difficile mais autant le loup que les éleveurs méritent de pouvoir vivre en paix et sans pression. Clin d'oeil aussi au lynx, ce gros chat errant tel un vrai fantôme dans nos forêts. Lui aussi est souvent braconné, le rôle du prédateur faisant malheureusement, de l'ombre à l'homo sapiens. Un bel animal qui reste, tout comme le loup, quasi invisible dans la nature. J'espère que j'aurais, un jour, l'énorme chance de les photographier dans leur milieu naturel, ici ou ailleurs. J'ai vu le loup à la jumelle en Suisse et j'ai eu l'énorme privilège de l'entendre hurler, au sommet d'une crête au petit matin. Des émotions intenses qui m'ont conforté dans la nécessité de protéger toute espèce vivante, de la proie au prédateur. La nature ne nous appartient pas et nous devons nous battre pour la préserver ! ------------------------------------------------------------------------------------- Au mois de juillet 2017 est sortie la revue "Gazette des Grands Prédateurs" de l'association française"FERUS". J'ai eu l'honneur de faire la couverture avec une photo prise dans le PARC de la Bayerische Wald en juillet 2016. Un article devrait suivre ces prochains mois. Le combat continue...